Saint Augustin l’écrit « la sagesse divine se reconnaît aux nombres imprimés en toutes choses ».
Le Moyen Âge croit en la vertu des nombres.

Jubé de la cathédraleLe chiffre 3 est le symbole de la Trinité et de l’âme. Il est fréquemment utilisé dans la cathédrale par exemple dans les baies ouvertes, où 3 piques attendent de recevoir 3 cierges ou bien au niveau des socles des statues qui sont soutenus par 3 arcades.

Le chiffre 4 symbolise le monde visible (terre, eau, air, feu) et le corps.

Le chiffre 7, soit 4 + 3, exprime l’union de la Terre et du Ciel donc l’Alliance – ce sont aussi les 7 jours de la Création, les 7 pêchés capitaux. Dans la composition de la statuaire du choeur, on retrouve 7 statues s’organisant de part et d’autre de la Vierge à l’Enfant à l’intérieur du choeur et de Siméon à l’extérieur.

Le chiffre 12, 4×3, c’est pénétrer la matière d’esprit, annoncer au monde les vérités universelles. C’est faire référence aux 12 portes de la Jérusalem céleste.
A l’intérieur du choeur, 12 statues polychromes représentent les 12 apôtres. On remarquera aussi que la voûte céleste se compose de 12 travées d’ogives ou « sections ».

Le 12, le 7 et le 33 sont des nombres évocateurs du Salut et annonciateur de la promesse de l’éternité céleste.

Le déambulatoire, « couloir extérieur » du choeur est rythmé par la présence de statues polychromes du XVème siècle, représentant les personnages de l’Ancien et du Nouveau Testament d’une part mais aussi le reflet de la vie au Moyen Age au travers de leur costume, de leur taille.
A remarquer, la fantaisie des artistes dans la création de leur couvre chef en forme par exemple de barques, galettes, cloches…., dans l’expression réaliste des visages.
A noter enfin, la corrélation entre les personnages « du dedans et du dehors » de la cloture. En effet, chaque prophète représenté à l’extérieur tient dans ses mains un parchemin sur lequel est inscrite sa parole correspondant à l’intérieur à la profession de foi d’un apôtre.

Prenez le temps de venir observer autrement la cathédrale d’Albi et de répérer vous aussi ces marques symboliques.

Vous avez découvert quelques choses d’intrigant et sans réponse dans la cathédrale ? Laissez vos commentaires !

Informations supplémentaires sur :

Office du Tourisme d’Albi : www.albi-tourisme.fr

Comité départemental du Tourisme du Tarn : www.tourisme-tarn.com

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3 commentaires sur “Arithmétique sacrée dans la cathedrale Sainte-Cécile à Albi”

Le 26 septembre 2008 à 10 h 48 min, marie a répondu :

Je ne connaissais pas la cathédrale sous cet angle là.
Intéressant. je vais y revenir.
Marie

Le 31 octobre 2008 à 12 h 57 min, stephix a répondu :

bonjour, après avoir visionné la photo que je vous envoie dans le lien ci-dessus, nous sommes plusieurs à nous être posé la question sur l’identité des trois personnages représentés sous forme de statue. Après avoir cherché et plaisanté sur le sujet, nous sommes tous vraiment curieux de savoir de qui il s’agit. Pourriez-nous nous éclairer? Je vous colle un autre lien si le premier ne marchait pas: http://www.facebook.com/profile.php?id=598721870&ref=ts#/photo.php?pid=1090469&id=598721870&ref=mf
Voilà, un grand merci pour votre réponse.

Le 6 novembre 2008 à 10 h 23 min, Fabienne a répondu :

Bonjour stephix,
Ces statues font parties d’un ensemble de 6 statues exposées dans la Basilique St Sernin à Toulouse.

Voici quelques infos plus précises :Il existait à Saint-Sernin depuis le milieu du XIIIe siècle une confrérie, dite de la Table des Douze Apôtres, qui avait en charge la garde des reliques (38). Or, c’est dans la crypte supérieure qu’étaient conservées de nombreuses reliques exhumées
à partir de 1316. La voûte en demi-cercle qui entoure le soubassement du baldaquin n’existait pas alors et le baldaquin se dressait sur toute sa hauteur, isolé, au milieu de l’abside. Cela ménageait sous la voûte hexagonale du soubassement une chapelle largement ouverte sur six côtés, affectée aux confrères de la Table des Douze Apôtres, et où des prêtres appointés venaient célébrer des offices en rapport avec le culte des reliques. On installa en ce lieu, probablement adossées au mur du déambulatoire, treize statues de bois polychrome représentant le Christ et les douze
apôtres. Six d’entre elles sont parvenues jusqu’à nous après avoir été plusieurs fois déplacées à l’intérieur de la basilique et avoir connu des vicissitudes diverses. Depuis 1512 elles étaient l’objet d’une vénération particulière en raison d’un miracle auquel certaines d’entre elles avaient été liées (39). Mesurant entre 1,27 m et 1,35 m, elles sont installées aujourd’hui dans la crypte inférieure (fig. 19). On a cru identifier parmi les six statues restantes les apôtres Jean, Jacques le Mineur, Jude, Philippe et Simon. Le cycle des six statues forme un ensemble stylistiquement homogène.

A bientôt pour de nouvelles découvertes

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