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En ce samedi d’été 21 août 2010, mon oncle et ma tante venus spécialement d’Agen dans le Lot-et-Garonne (ma ville natale ^^) sont venus me rendre visite à Albi. Après leur avoir fait visité hier la magnifique Cité Épiscopale d’Albi fraichement classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO, direction Cordes sur Ciel que je n’avais moi-même que peu visitée.

Réveil 8h du matin, départ d’Albi 9h. Cela tombe bien j’habite route de Cordes sur Ciel. Une trentaine de minutes plus tard, la cité perchée fait enfin son apparition. Cette bastide médiévale, haut lieu du catharisme, fut construite en 1222, est également sur une voie vers Saint Jacques de Compostelle.

Samedi matin, comme tout l’été, marché hebdomadaire sur la place du village où les senteurs et la couleur des fruits, légumes, charcuterie et autres gourmandises sucrées nous font du pied. Ne nous laissant pas aller à la tentation, nous commençons l’ascension du Mont Cordes et ses 240 mètres.

10h : un premier choix s’offre à nous : 2 ruelles étroites à côté de l’Office de Tourisme mais qui semblent pleines de vie. Comme tout bons touristes nous suivons la vague humaine et nous engageons sur une route pavée. Point important pour moi, les pavés ne sont pas « casse-pieds » mais agréables pour la marche. Le long de notre parcours, nous passons devant divers artisans, fabricants de jouets en bois et autres vendeurs traditionnels.
Malgré la température proche des 30 degrés en ce tôt matin, il fait assez frais au sein de la bastide, ses ruelles étant ombragées.

Nous débouchons finalement sur la Porte de l’Horloge et continuons notre parcours. Nous arrivons sur un splendide point de vue sur toute la vallée du Cérou, superbe ! Et pour ne rien gâcher, le sol est enfin redevenu droit ce qui nous permet de reposer nos gambettes.

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Nous atterrissons au bout de ce chemin à une nouvelle montée. Mon oncle et ma tante adorant les plantes, j’en profite pour m’instruire car les maisons en pierre sont toutes fleuries de divers végétaux, et je prends ainsi un cours de botanique.
Les maisons parlons-en tiens. Elles sont toutes d’époque, en pierre, à colombage, originales, elles nous plongent dans l’univers du Moyen-Âge, touristes français, japonnais, belges, allemands, néerlandais ou américains en plus.

Nous débarquons finalement au point culminant de Cordes sur Ciel où les restaurants et brasseries nous tendent les bras après cette montée agréable et dépaysante d’une heure et demi.
Point important à préciser, ces restaurants ont beau être pleins, ils sont très bons marchés avec des menus entre 12 et 20 euros. Moi, j’opterai pour une salade gasconne (j’ai travaillé 2 ans dans le Gers) puis des travers de porcs bien de chez nous.

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A la fin du repas, cette place près de la halle offre également un très joli point de vue sur la vallée.
Nous redescendons sous les coups de 14h. Ma tante adorant les brocantes, nous nous arrêtons chez un antiquaire, tarnais d’origine italienne, 80 ans et plein de vie. Nous discutons ainsi et chantons près d’1h (« comment allez-vous ? Madame la marquiiiise ? etc ») avec ce bonhomme hors du commun qui aime la vie, sa ville, et toutes ses « vieilles choses », mais par dessus tout discuter avec la moindre personne qui passe le seuil de sa boutique.

Fin du périple et nous arrivons à la voiture, climatisée fort heureusement (37 degrés en plein après-midi), et nous arrêtons sur la route pour visiter le très beau centre ville médiéval de Castelnau de Montmiral mais aussi pour se rafraichir au bistrot du coin.

Vers 15-16h, notre périple sur la route des bastides Albigeoises se termine, des souvenirs plein la tête.
Mon oncle et ma tante repartiront le soir même enchantés par ce beau pays qu’est le Tarn qu’ils ne connaissaient pas, tout comme moi finalement qui ne le connait encore sur le bout des doigts. Tarnais d’adoption et fier de l’être !

La prochaine fois, ma carte ambassadeurs en main, nous approfondirons notre visite avec entre autres la visite de l’Historama et du Jardin des Paradis

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