A la fin du XIIeme siècle, la France et le Languedoc n'étaient pas encore réunis et leurs différences étaient grandes. Les Seigneurs du Nord avaient placé les Pays du Nord de la Loire sous le régime de la féodalité la plus rude, alors que les seigneurs du sud ouvraient leurs esprits et les portes de leurs châteaux aux troubadours plus qu'aux joutes guerrières. Les troubadours étaient les vecteurs de communication des idées nouvelles et novatrices qui ne manquaient pas de sensibiliser les esprits de ces femmes et de ces hommes ouverts à la réflexion ...
Les termes 'd'Albigeois' et de 'Cathares' restent indissociables. Peut être cela est-il lié au mauvais accueil réservé au légat du Pape qui avait précédé St Bernard venu, en 1145, prêcher contre l'hérésie dans toute la région.
L'hérésie cathare succède à divers courants dualistes venus principalement d'Europe centrale, tels que les Vaudois et les Bogomiles. Ces derniers, venus vers le midi de Bulgarie en passant par l'Italie, paraissent bien à l'origine du catharisme.
Pour les Cathares, le Saint Esprit et Satan se partagent la possession de l'homme. Ceux qui échappent à Satan sont des Parfaits sanctionnés par un sacrement : le Consolamentum. Les autres se réincarnent dans un corps jusqu'à ce que leur âme ait enfin trouvé le chemin de la perfection.
Le Catharisme prend pied en Languedoc dans une civilisation déjà développée et hautement tolérante. Les Languedociens, admiratifs de la vie ascétique des Parfaits en opposition avec la richesse et les moeurs dissolues du clergé, acceptent volontiers ceux qui pour eux sont les "Bonhommes".