Albi

« Vaisseau de briques », « forteresse de la foi », « ville italienne »

Sa cité épiscopale classée au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO depuis l'été 2010, Albi a éveillé l’imaginaire des amateurs de formule. Avec sa trilogie –cathédrale Sainte Cécile, Palais de la Berbie (musée Toulouse-Lautrec) et pont Vieux- mais aussi le charme de ses rues.

Rose vif à la lumière du matin, rouge sombre le soir, et presque vides à l’heure chaude. Colombages, encorbellements, passages, pavés… Un récitatif d’un Moyen Age aux couleurs du Sud-Ouest.

Il faut déambuler, risquer un œil à la moindre ouverture : l’hôtel Reynes et son extraordinaire loggia, bâti par un richissime pastelier en 1530 ; le cloître Saint Salvi (XIIIe siècle), son triangle vert et ses colonnes géminées…
Au delà du connu et du célébré, Albi aime surprendre : prime au visiteur pas pressé. Du pont Vieux –le plus vieux pont de France- il fait regarder tomber le soir : l’ombre descend l’escalier, du clocher – donjon à la nef, de la nef aux remparts et jusqu’à la rivière.

Cathédrale St-Cécile

La cathédrale Sainte-Cécile d'Albi, église cathédrale de l'archidiocèse d'Albi posée sur un piton rocheux qui domine le Tarn, est l'un des plus grands édifices en brique du monde. Deux siècles auront été nécessaires pour son édification, de 1282 à 1480. Elle est aujourd'hui l'une des cathédrales les plus visitées de France.
Église fortifiée, et à ce titre symbole du pouvoir temporel de l'"Église", elle exprime aussi un renouveau catholique après la crise cathare.
L'aspect extèrieur du monument donne une sensation de sobriété, de puissance voire d'austérité, et tranche d'autant plus avec la richesse intérieure du monument.

Le Jubé (tribune et clôture de pierre ou de bois séparant le chœur liturgique de la nef) est l'un des derniers de France est probablement l'un des mieux conservés. De style gothique flamboyant, il date de 1485 et déploie un nombre considérable de motif ciselés dans le calcaire.
La fresque du Jugement dernier large de 18 m est l'une des plus grandes compositions picturales qui soient. Elle est divisée en trois parties, le ciel, la terre, et l'enfer. En plus du "Jugement Dernier" la cathédrale albigeoise abrite la plus vaste fresque Renaissance italienne d'Europe.

Le palais de la Berbie

Le palais des évêques




Antérieur à la cathédrale pour ses parties primitives, et au Palais des Papes d'Avignon, le Palais de la Berbie est un des châteaux les mieux conservés. Aucun ne fournit avec autant de précision une image de ce qu'était une forteresse. Avec ses murs immenses, sa tour Magne, bloc de deux donjons massifs accolés, sa cour fermée comme un piège sur qui aurait l'audace de s'y aventurer.


Louis d'Amboise lui donnera un visage plus amène, accompagnant la tour Magne d'un corps de logis qui emprunte aux châteaux de la Loire leur goût des ouvertures et leurs couverts d'ardoises. Les évêques du XVIIème siècle transformeront en promenoir les remparts qui donnent sur le Tarn et en jardin à la française la cour d'armes désormais inutile.

Le pont Vieux

Le Pont-Vieux, long de 151m, repose sur huit arches. C'est en 1035 qu'une assemblée composée du vicomte, des dignitaires éclésiastiques de l'Albigeois et des diocèses voisins, décide sa construction. Primitivement construit en pierre, il fut par la suite revêtu de briques.
L'entreprise est importante : il s'agit de bâtir un lien entre les populations séparées du Tarn et entre l'Italie et l'Espagne par la grande route de Lyon, qui traverse Albi, le Puy et Toulouse.

Primitivement construit en pierre, il fut par la suite revêtu de briques.

Propriété des Vicomtes, il appartint ensuite aux Evêques, seigneurs temporels de la ville. Coûteuse construction dont les Evêques ne purent bientôt plus assurer l'entretien, et qu'ils donnèrent de ce fait à la ville.
Le Tarn est à cette époque là, le lit d'un important commerce fluvial qui se fait sur des bâteaux qui portent le nom de gabarres.
Le Port Vielh d'Albi grouillera de vie et d'activités diverses jusqu'à la fin du XVIIIème siècle.