Que faire dans le Tarn

Vous savez ce qu’on dit, il n’y a pas de mal à se faire du bien. Et justement dans le Tarn, on a tout ce qu’il faut pour ça. Des montagnes, des forêts, de la vigne, des rivières, des petits villages et des sourires contagieux… Ici, toutes les occasions sont bonnes pour se faire plaisir. Et ce ne sont pas les idées qui manquent.

La preuve avec ce Top 14 !

Devant la cathédrale Sainte-Cécile, on se sent petit, vraiment tout petit. Il y a de quoi ! C’est la plus grande cathédrale de briques du monde (longueur 113 m, largeur 35 m) et du haut de son clocher (78 m), neuf siècles vous contemplent.

Partez sur les traces de l’illustre moine bénédictin Dom Robert, un maître de la tapisserie d’Aubusson, qui officiait au XXe siècle dans la vénérable abbaye d’En Calcat à Dourgne. Au sein de l’abbaye-école de Sorèze, visitez le musée qui porte son nom et rend aussi hommage à quelques-uns de ses confrères.

Envie d’émotions fortes ? Montez à Hautpoul, et empruntez la passerelle métallique suspendue à 70 mètres au-dessus de la vallée de l’Arnette. Sentez-vous comme elle tangue en douceur sous vos pas ? Envie d’un retour dans le temps ? Baladez-vous dans les ruelles médiévales où flotte encore le souvenir des cathares.

1222, v’la Cordes-sur-Ciel  ! Et avec elle, le moyen âge en majesté. Depuis sa naissance, les siècles d’ordinaire impitoyables ont en effet épargné les pierres de la vieille cité accrochée à son éperon rocheux. En remontant la rue Droite, vous passez en revue un incroyable alignement de maisons gothiques, dont les très remarquables maisons du Grand Fauconnier et du Grand Veneur.

Dans le merveilleux jardin des Martels, partez à la découverte des fleurs, des buissons et des arbres. Humez la délicatesse des parfums, écoutez le glouglou des bassins. Alors, on n’est pas bien ? Si vous croisez une plante aux fleurs jaunes, peut-être est-ce L’isatis tinctoria, plus connue sous le nom de pastel qui permet de teindre en bleu les tissus et qui assura jadis la fortune du pays de Cocagne.

Au moyen âge, les gens de Saint-Sulpice-la-Pointe se réfugiaient dans un souterrain sitôt que des brigands écumaient le pays. Un souterrain qu’ils avaient construit eux-mêmes. Long de 142 m, il comprenait des salles à vivre, des silos à grains, des points d’eau, des niches à lampes…, bref, de quoi passer un long moment à l’abri.

Toulouse-Lautrec, l’enfant du pays a son musée à Albi, et quel musée ! Logé dans le magnifique palais de la Berbie, l’ancienne résidence des évêques édifiée au XIIIe siècle, il reçoit la plus importante collection publique au monde de l’artiste : tableaux de jeunesse, scènes de Montmartre, milieu du spectacle ou du théâtre dans le Paris de la fin du XIXe siècle…

Il fait chaud. C’est le moment d’aller se rafraîchir sur le plateau des lacs du Haut-Languedoc. Dominé par les monts de Lacaune, le lac du Laouzas déploie ses tentacules à travers un paysage de forêts. Vite se baigner dans ses eaux d’un bleu profond ! Mais, vous pouvez préférer le pédalo, le canoë, la planche à voile ou le voilier. Plus petit, le lac de Vésoles a fait son nid entre les landes de bruyères et les sapins.

Ce soir, vous avez rendez-vous chez un vigneron. Vous ne serez pas seuls. Il attend beaucoup de monde au pied de ses vignes pour boire un verre de Gaillac en grignotant quelques savoureuses spécialités locales. Figurez-vous qu’il a aussi invité des musiciens. Ça promet d’être festif.

Quand en 1667, Pierre-Paul Riquet posa la première pierre du bassin de Saint-Ferréol destiné à alimenter en eau son canal du Midi, il ne se doutait pas que 350 ans plus tard son œuvre, en plus d’être classée au patrimoine mondial de l’humanité, serait un haut lieu d’activités nautiques.

À Ambialet, le Tarn s’amuse, dessine une boucle quasi complète comme un serpent qui se mordrait la queue, puis repart fier de son petit numéro juste avant l’inconcevable jonction. La performance est spectaculaire. Elle l’est encore plus vue du prieuré perché au-dessus de la vallée.

Que diriez-vous d’une croisière sur l’Agout comme au temps jadis ? Il vous suffit d’embarquer sur le Miredames, une réplique en bois des diligences fluviales qui naviguèrent sur les rivières et canaux jusqu’à la fin du XIXe siècle.

Chez Millas, on aime voir des cochons heureux dans les prés, puis des cochons savoureux sous forme de jambons, saucissons, saucisses, lonza, coppa, boudin… profession de charcutier oblige. Chez Millas, chaque vendredi soir en juillet et en août, on aime aussi prendre l’apéro. Allez-y et vous ne serez pas déçu.

Prenez de la hauteur, partez pour le Sidobre. Là-haut dans la montagne, les petits et les grands découvrent sous le couvert d’une forêt touffue, petits et grands rochers de granite comme éparpillés par la main d’un géant. De quoi s’ébahir, devant la variété des formes et de bien s’amuser au gré de promenades à pied ou en VTT.